19/03/24 – Le RAVAD participe à l’installation du Conseil parisien de Prévention et de Sécurité

 Le nouveau Contrat Parisien de Prévention et de Sécurité 2023-2025 a été élaboré entre la Ville de Paris, la Préfecture de Police de Paris, la Préfecture de la région d’Ile-de-France – Préfecture de Paris, le Rectorat de Paris et le Parquet de Paris.

Afin de faire vivre les engagements communs en termes de prévention et de sécurité, une instance chargée de son suivi et de son application a été créée et réunie et Me Jean-Bernard GEOFFROY, président du RAVAD, a été invité à y participer, comme mentionné dans l’arrêté n°2024-00156 du 8 février 2024 du préfet de police de Paris

La séance inaugurale du Conseil Parisien de Prévention et de Sécurité a eu lieu le Mardi 19 mars 2024 à 17h00 dans la Salle du Conseil de Paris – Hôtel de Ville en présence de Nicolas Nordman, Adjoint à la Maire de Paris en charge de la prévention, de la sécurité, de la police municipale et de l’aide aux victimes et du préfet de Police de Paris, du représentant de la Préfecture de la région d’Ile-de-France – Préfecture de Paris, de la Directrice du Rectorat de Paris et de Mme la Procureure du Parquet de Paris.

https://www.paris.fr/pages/le-nouveau-contrat-parisien-de-prevention-et-de-securite-25433

 

08/03/24 – solidarité avec les personnes en situation de handicap (suite)

Au lendemain de la journée internationale des droits des femmes qui a vu sceller dans la constitution française l’IVG, une victoire collective des féministes, n’oublions pas de célébrer celles d’entre elles en situation de handicap parmi lesquelles Maître Marianne Bleitrach qui sans cesse combattent les discriminations directes ou indirectes à raison du handicap.

Me Jean-Bernard Geoffroy

23/02/24 – débat avec le Sénateur Hussein Bourgi à Lille

RAVAD
Réseau d’Assistance aux Victimes d’Agressions et de Discriminations
à raison de leur orientation sexuelle, leur identité de genre, leur état de santé et leur intersexuation
c/o Centre LGBTQI+ de Paris ÎdF Paris

 

HES Nord
Fédération du Nord du Parti Socialiste
12 rue Lydéric Lille

 

INVITATION de M. Hussein BOURGI
Sénateur et président du Mémorial de la Déportation Homosexuelle

Porteur de la proposition de loi de
Réhabilitation des homosexuels condamnés en vertu des lois de Vichy de 1942

Vendredi 23 février 2024 18h30

lieu Fédération du Nord du Parti Socialiste
12 rue Lydéric Lille

conférence en présence de :

  • Hussein BOURGI, sénateur socialiste et auteur de la proposition de loi
  • Audrey LINKENHELD, sénatrice socialiste et rapporteure de la proposition de loi
  • Sébastien ANDRIEUX, historien sur l’homosexualité dans le Nord entre 1890 et 1985
  • Me Jean-Bernard GEOFFROY président du RAVAD et avocat

 

09/02/24 – Hommage à Robert Badinter

Décès d’un grand homme Robert Badinter

Tout a été peut-être dit, tout sera peut-être dit, que pourrais-je alors ajouter à tant d’hommage, je me replonge dès lors dans l’œuvre de Victor Hugo dont il fut un hugolâtre.

Extrait du poème : La Fonction du poète
« Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs.
ll est l’homme des utopies,
Les pieds ici, les yeux ailleurs.
C’est lui qui sur toutes les têtes,
En tout temps, pareil aux prophètes,
Dans sa main, où tout peut tenir,
Doit, qu’on l’insulte ou qu’on le loue,
Comme une torche qu’il secoue,
Faire flamboyer l’avenir ! »

Dialogue entre Cimourdain et Gauvain, extrait du roman quatrevingt-treize
« – Te voilà, en plein songe
– C’est-à-dire en pleine réalité
Gauvain reprit :
– Et la femme ? qu’en faites-vous ?
Cimourdain répondit :
– Ce qu’elle est. La servante de l’homme.
– Oui. A une condition.
– Laquelle ?
– C’est que l’homme sera le serviteur de la femme.
– Y penses-tu ? s’écria Cimourdain, l’homme serviteur ! Jamais. L’homme est maître. Je n’admets qu’une royauté, celle du foyer. L’homme chez lui est roi.
– Oui. A une condition.
– Laquelle ?
– C’est que la femme y sera reine.
– C’est-à-dire que tu veux pour l’homme et pour la femme…
– L’égalité
– L’égalité ! y songes-tu ? les deux êtres sont divers.
– J’ai dit l’égalité. Je n’ai pas dit l’identité. »

Finalement sans crainte de le dire comme d’autres, merci à Robert Badinter alors Garde des Sceaux, d’avoir soutenu la proposition de Raymond Forni Président de la commission des lois, rapportée par la députée Gisèle Halimi, promulguée le 4 août 1982, abrogeant le « délit d’homosexualité ».
Robert Badinter affirma « la discrimination pénale qui frappait les homosexuels devait disparaître ».

Jean-Bernard Geoffroy

 

07/02 – discours de M. Emmanuel Macron président de la République « Hommage national aux victimes françaises des attaques terroristes du 7 octobre en Israël »

Discours du président de la République lors de l’hommage aux victimes françaises des attaques terroristes perpétrées par le Hamas le 7 octobres 2023 en Israël

La cour des Invalides est trop étroite ; 4 mois, jour pour jour, après. Car nous sommes 68 millions de Français endeuillés par les attaques terroristes du 7 octobre dernier, 68 millions moins 42 vies fauchées. 68 millions, dont 6 vies blessées. 68 millions, dont 4 vies à jamais meurtries par leur captivité. 68 millions, dont 3 vies sont encore prisonnières, pour la libération desquelles nous luttons chaque jour. Leurs chaises vides sont là, Orion, Ohad, Ofer.

Les visages des suppliciés du 7 octobre nous tendent un miroir où se reflète un peu de nous, dans chacun d’eux. De ce que nous étions, de ce que nous serons à leurs âges, de ce qu’ils ne seront jamais.

Ils n’avaient pas 20 ans. Noya, comme Nathan, ne les auront jamais. Leurs traits qui s’affirment, leurs questions qui se bousculent, Dieu, la vie, le monde, les hésitations et l’irrévérence, leurs regards comme des interrogations, leurs sourires en forme de promesse, mémoire de nos propres adolescences.

Ils n’avaient pas 30 ans. Avidan, Valentin ou Naomie ne les auront jamais. Des rêves plein la tête. Des études de droit ou d’informatique, un métier, un grand amour, des fiançailles, la foi ou l’athéisme, une guitare, une planche de surf sur les vagues de la Méditerranée, des idéaux dans la houle du monde.

Ils étaient dans la force de l’âge. Céline, Marc, Elia ne vieilliront pas. Leurs chemins frayés à prix d’efforts, peuplés de projets, d’amis, d’enfants parfois, et ce sourire qui n’aura pas eu le temps de marquer leurs visages.

Ils avaient les tempes grises, pour Carmela, Jean-Paul, elles ne blanchiront plus.

Leurs voix résonnent encore, en hébreu comme en français, leurs voix qui se cassaient par moments, de tendresse ou de pudeur, transmettant des récits puisés au fond des âges, que leur avaient livrés leurs propres grands-parents.

Leurs visages sont là, comme autant de vies interrompues. Des histoires de famille où s’entrebâillait parfois un gouffre indicible et où, comme l’odeur de l’espérance, le parfum des collines de Jérusalem se mêlait à celui des sous-bois d’Île-de-France ou des ruelles du Vieux-Port.

Il était 6 heures et le Hamas lança, par surprise, l’attaque massive et odieuse, le plus grand massacre antisémite de notre siècle.

Le 7 octobre dernier, à l’aube, l’indicible a ressurgi des profondeurs de l’histoire. Il était 6 heures, au Festival Nova, à quelques kilomètres de la bande de Gaza, où sous les banderoles et le ciel qui pâlissait, s’achevaient 24 heures de fête et de retrouvailles. Les jeunes qui dansaient-là ne savaient pas qu’ils étaient dans la mâchoire de la mort, déjà. Des voitures, des motos hérissées d’armes allaient fondre sur eux. Il était 6 heures et le Hamas lança, par surprise, l’attaque
massive et odieuse, le plus grand massacre antisémite de notre siècle. Et dans les notes de musique d’un lieu de fête ont éclaté les tambours de l’enfer. Et les téléphones de nos enfants, qui jusque-là filmaient les joies de leur vie, sont devenus les boîtes noires de l’horreur.

Elles nous hanteront, ces images.

Le ciel livide qui se zèbre de missiles. Les brigades infernales qui écument le Festival se répandent dans les plaines, puis dans les villages, fracassent les portes,
font irruption dans les foyers, dans les chambres, sous les lits. Les déflagrations, les cris de “Massacrons les Juifs”, les grenades, les hurlements, les pleurs, puis le silence, comme un linceul. Le silence face à l’indicible. La sidération face à la sauvagerie. Les larmes face à la barbarie.

La barbarie. Celle qui brûle et qui brise, qui abuse et qui tue. Celle qui déchire les familles, abat une petite fille parce qu’elle ralentit la colonne, happe sur son chemin un enfant en pyjama, en tue un autre au creux même des bras de son père. Celle qui nie la joie, l’art, la culture, la liberté de la fête. Et nos cœurs se serrent aux échos du Bataclan, de Nice ou de Strasbourg.

La barbarie. Celle qui fauche cette jeunesse à peine éclose, qui ravage ces kibboutz, souvent forts de convictions pacifistes, prêts à entendre la souffrance palestinienne que les terroristes ont piétinée en prétendant la défendre. La barbarie, celle qui se nourrit d’antisémitisme et qui le propage. Celle qui veut annihiler, détruire et qui pourtant ne peut empêcher des rayons de lumière au milieu de la nuit. Les messages d’adieu de ces jeunes qui savent qu’ils vont mourir et qui envoient à leurs parents une dernière expression d’amour et de gratitude. Cet homme qui s’interpose entre l’explosion d’une grenade et ses deux enfants, sauvant leurs vies, au prix de la
sienne. Et le sacrifice de cet autre père qui n’était pas sur les lieux de l’attaque et qui, quand il a reçu l’appel de sa fille prise sous le feu des tirs à Nova, a sauté dans sa voiture pour aller la chercher, allant au-devant de la mort.

La barbarie et nos lumières. Car ceux qui tuent par haine trouveront toujours face à eux ceux qui sont prêts à mourir par amour. Et toujours, ils verront s’élever contre eux notre pays qui, ce 7 octobre, a été touché dans sa chair. De Montpellier à Tel Aviv, de Bordeaux au Néguev, les morts français du 7 octobre n’étaient pas tous nés sur le sol de France. Ils ne sont pas tombés sous le ciel de France, mais ils étaient de France. De France, parce qu’ils la portaient en eux et que notre pays était partout où ils étaient. De France, parce qu’ils avaient l’exigence de l’idéal, le goût de l’universel. De France, parce qu’ils aimaient notre pays avec la force ardente de ceux qui, en apprenant sa langue, se plongeant dans sa culture, ne le quittent jamais. Et en cette cour, sur notre sol que certains n’avaient jamais foulé, leurs visages sont là, rappelant l’évidence de leur vie, la trace ineffaçable qu’ils laissent dans les nôtres, notre viatique pour l’éternité.

Leurs destins ne sont pas les seuls que le déchirement du Moyen-Orient continue de broyer dans cette tornade de souffrance qu’est la guerre. Et toutes les vies se valent, inestimables aux yeux de la France. Et les vies que nous honorons aujourd’hui sont tombées, victimes d’un terrorisme que nous combattons sous toutes ses formes et qui nous a frappés en plein cœur. La France, recueillant ses enfants, parmi d’autres de ses enfants, dont elle n’oublie aucun, refusant les séparations, comme les divisions, refusant l’esprit de mort, de chaos et de clivages que nourrissent précisément les terroristes. Jamais en nous, nous ne laisserons prospérer l’esprit de revanche.

Et dans ces moments de deuil, dans les épreuves du temps, rien jamais ne doit nous diviser. La France restera unie pour elle-même et pour les autres. Unie pour se tenir au-delà des destins et des différences, au sein de notre nation. Unie dans ces moments de souffrance pour les Israéliens et les Palestiniens, afin d’œuvrer sans relâche pour répondre aux aspirations à la paix et à la sécurité de tous au Proche-Orient.

Leurs vies, méritent sans relâche de nous battre contre les idées de haine, de ne rien céder à un antisémitisme rampant, désinhibé, ici comme là-bas. Car rien ne le justifie, rien. Car rien ne saurait justifier, ni excuser ce terrorisme, rien.

« Beth Hahaïm », dit-on en Israël pour désigner les cimetières : la Maison de la vie. Car pour ceux qui restent, leur vie sera faite de ces absences. Une vie différente, un monde différent à l’aune du souvenir. Et nous avons, dès lors, à habiter ce deuil, non pas comme une victoire de la mort mais comme une invitation à leur trouver une place dans nos vies. Et ils sont là, chacune et
chacun, pour nous rappeler que nos vies, leurs vies, méritent sans relâche de nous battre contre les idées de haine, de ne rien céder à un antisémitisme rampant, désinhibé, ici comme là-bas. Car rien ne le justifie, rien. Car rien ne saurait justifier, ni excuser ce terrorisme, rien.

Alors, nous nous tenons là, quatre mois après, devant ces visages et ces chaises vides, bouleversés de tristesse, aux côtés des familles de ceux qui ne sont plus, chargés d’affection aux côtés de ceux qui soignent leurs blessures et ne cédant rien pour ramener ceux qui sont encore là-bas. Sentiments mêlés que nous vivons ensemble, debout.

Car regardant ces visages, nous savons que nous ne sommes pas juste 68 millions, en ce jour.

Nous sommes beaucoup plus, un peuple épris de liberté, de fraternité, de dignité, un peuple qui ne les oubliera jamais.

Vive la République, vive la France !

https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2024/02/07/ceremonie-dhommage-national-aux-victimes-francaises-des-attaques-terroristes-du-7-octobre-en-israel

 

27/01/24 – solidarité avec les personnes en situation de handicap

« Nous attendons de la déclaration de politique générale du premier ministre devant les assemblées l’expression de la ferme volonté de mettre tous les moyens nécessaires à la lutte contre les discriminations.

Les discriminations dont sont victimes les personnes en situation de handicap comme les personnes LGBTQIA+ sont bien présentes dans toutes les strates de la société et dans tous les domaines de la vie économique et sociale.»

Jean-Bernard Geoffroy

La Voix du Nord du 27 janvier 2023 : « Lens-Liévin : les bornes d’apport volontaire de déchets dans le collimateur d’une avocate
Au nom des personnes à mobilité réduite, Marianne Bleitrach, avocate lensoise, dénonce la fin programmée du ramassage des déchets en porte-à-porte après le déploiement, en cours, de bornes d’apport volontaire par la communauté d’agglomération Lens-Liévin. »
https://www.lavoixdunord.fr/1423713/article/2024-01-27/lens-lievin-les-bornes-d-apport-volontaire-de-dechets-dans-le-collimateur-d-une

N.B. : Me Marianne Bleitrach est aussi membre du réseau des avocat·es du RAVAD